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Rapport du colloque organisé conjointement par le Centre Maghrébin d’Etudes Stratégiques (CMES) et l’Agence Nationale des Recherches Géologiques et des Patrimoines Miniers (ANARPAM),

SOUS LE THEME :

VALORISATION DES RICHESSES MINIERES EN MAURITANIE

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21 MAI 2022

 

 

 

 

Introduction

 

Le Centre Maghrébin pour les Etudes Stratégiques (CMES) a organisé un atelier le 21 mai 2022 à Hôtel Nouakchott, en partenariat avec l’Agence Nationale des Recherches Géologiques et des Patrimoines Miniers (ANARPAM), sous le thème “valorisation des ressources minières en Mauritanie : Enjeux et perspectives”.

 

Près de 50 participant (e)s ont pris part à ces travaux. Parmi les participants, l’on a noté une Député(e)s, le Président de l’ITIE, d’anciens hauts responsables de la SNIM, des Conseillers et Directeurs du Ministères des Mines et de l’Energie, un Staff de l’ANARPAM (DG, DG Adjoint, CT, Directeurs, chefs de services, ingénieurs), des Professeurs d’Université, des ingénieurs, experts,  des économistes, des chercheurs, des Organisations de la Société civile, des journalistes.

 

Cet atelier, qui rentre dans le cadre du programme annuel du CMES sur le « modèle de développement approprié pour la Mauritanie : options et défis», s’est déroulé en quatre séances : la cérémonie d’ouverture, les sessions suivis de débats, les recommandations et la cérémonie de clôture.

 

Séance d’ouverture

 

Au cours de la cérémonie d’ouverture, les participants ont suivi deux allocutions. Circonscrivant le contexte de l’organisation de l’atelier, Dr Didi Ould Saleck, Président du CMES a souhaité la bienvenue aux participants pour leur présence, disponibilité et engagement, en particulier aux responsables de l’ANARPAM venus de loin.

 

 L’intervenant a attiré l’attention des participants sur la faible contribution du secteur minier au PIB, ainsi que sa modeste contribution à l’emploi de la main-d’œuvre en Mauritanie, malgré l’ambition et l’attente que portaient les hautes autorités de l’Etat face à l’exploitation des richesses minières et leurs exploitations.

 

Ainsi, l’orateur s’est posé la question de savoir si ces contraintes sont dues à l’absence d’une vision stratégique ?; à la faiblesse des ressources humaines ? Ou à l’influence de facteurs internationaux ? et comment la Mauritanie pense se positionner pour procéder à leur transformation locale en produits finis ou semi-finis ?

 

Dr Didi a, enfin, saluer le choix du thème, tout en souhaitant que les échanges aboutissent à des recommandations pertinentes et susceptibles de converger avec le contenu de la feuille de route du Ministère élaborée à l’issue des états généraux des Mines.

 

Prononçant le mot de l’Agence Nationale des Recherches Géologiques et des Patrimoines Miniers, son Directeur Général Monsieur El-Hachemy Cheikh Sidaty, a remercié le CMES pour ses efforts constants. Il a, par la suite, fait un bref rappel historique de l’ANARPAM et ses domaines d’intervention, brossant ainsi un tableau assez varié de ses réalisations sur plusieurs niveaux dont l’éducation, la recherche scientifique, la formation, pour ne citer que ceux – là, dira l’intervenant, pour ne citer que ceux – là, cite l’intervenant.

 

IL a ensuite présenté les tâches qui sont désormais transférées à l’ANARPAM (ex-OMRG) ainsi que les opportunités d’investissement et d’affaires qu’offre le secteur minier, qui est le véritable levier de développement de notre économie et de création d’emplois, dira Monsieur le Directeur (ci-joint, discours de Monsieur le Directeur).

Il a par ailleurs indiqué que le Gouvernement mauritanien, déploie tous les efforts nécessaires pour que la Mauritanie devienne une destinée privilégiée pour les investisseurs miniers, vu l’important potentiel géologique et minier, le cadre juridique et réglementaire attractif, constamment amélioré, et une stabilité politique et sécuritaire rassurantes.

Et au conférencier d’ajouter que la contribution du secteur minier réside dans sa quote-part au PIB, et dans les exportations. Par exemple,  en 2019, le secteur minier représentait 16,9 % des recettes de l’État et, avec les hydrocarbures (extraction), contribuait à 24,2 % du PIB ; et représentait 79,14% des exportations. L’octroi de nombreuses licences d’exploitation minière et permis de recherche minière ont entraîné des investissements importants, ce qui entretient le dynamisme du secteur en général.

Il a, enfin, assuré sa disponibilité pour accueillir et répondre à toutes les questions/observations et recommandations pertinentes des participants.

; mais aussi sur les risques géostratégiques associés à la possession et à l’exploitation des richesses minérales.

TRAVAUX DE L’ATELIER

 

Première session :

 

1- La première intervention intitulée  “Potentiels géologiques et miniers en Mauritanie et les zones promotionnelles de l’ANARPAM”, s’est tenue sous la présidence de Monsieur Mohamed Ould Weissat Ingénieur et Expert international dans le domaine des minéraux Potentiels géologiques et miniers en Mauritanie.

 

Au cours de cette séance l’intervenant principal Monsieur Nasser Dine Mohamed Yeslem, Directeur des géo-ressources à l’ANARPAM a indiqué le contexte géologique et minier du Pays, se caractérise par la présence de quatre ensemble : (i) principaux gisements et prospects dans la dorsale Reguibat ; (ii) principaux gisements et prospects dans la chaîne des Mauritanides ; (iii) principaux prospects dans le bassin de Taoudeni ; (iv) principaux prospects dans le bassin côtier.

 

Monsieur le conférencier a noté que le Gouvernement mauritanien, déploie tous les efforts nécessaires pour que la Mauritanie devienne une destinée privilégiée pour les investisseurs miniers. La réalisation de cet objectif est à notre portée, ajoute l’intervenant, du fait que notre pays dispose d’un important potentiel géologique et minier, d’un cadre juridique et réglementaire attractif, constamment amélioré, et jouit d’une stabilité politique et d’une situation sécuritaire rassurante.

 

Monsieur le Directeur a indiqué que la Mauritanie est un vaste territoire à haut potentiel minier surtout aurifère (du domaine ARCHEEN zone Tasiast, et du domaine ARCHEEN de la zone de Tjirit ; ainsi que ceux du domaine BIRIMIEN) non négligeable avec la découverte de gisements, gîtes et indices aurifères ; un contexte de roches-hôtes favorables ; et contexte de structures favorables pour véhiculer les fluides hydrothermaux minéralisés en or. Il a également présenté le potentiel régional d’Afrique, ainsi que la carte des occurrences.

Monsieur Nasser Dine Mohamed Yeslem, a eu à présenter, de façon technique et détaillée, les aspects géologiques de surface et souterrains et les développements du registre des minéraux dans le pays. Bien que de bonnes parties de la superficie mauritanienne ne sont pas encore découvertes, indique l’intervenant, les efforts du Département par le biais de l’office mauritanien de la recherche géologique, ont permis d’annoncer les résultats des études géologiques dans l’est de la Mauritanie et ont conduit à la découverte d’indicateurs d’or et de cuivre dans des zones promotionnelles à Aïoun dans le Hodh El Gharbi et à “Adiyadah” dans le Hodh Echarghi.

Il s’est ensuite appesanti sur les zones promotionnelles du Pays avec 7 grands couloirs de cisaillement syn et tardi- orogéniques favorables à des minéralisations aurifères. La Mauritanie dispose d’immenses potentialités minières dont le fer (Tiriz, Tijirit, Inchiri ), le cuivre, l’uranium, le phosphate, le quartz, le chrome, le manganèse, le lithium (nouveau gisement), cuivre, or, le chrome, sulfure, zinc, titanium, diamant, argent, colbate, surlfure magmatique, gypse, la tourbe, le phosphate (140 m tonnes de réserves), l’argile céramique, le sable noir, le sel, le phosphate, etc.

 

Il a également souligné que le potentiel d’Afrique se caractérise par : 60% en valeur de la production mondiale de diamant gemme (1999) ; 92% du nickel d’Afrique (production passée et ressources) ; 52% de la production mondiale de chrome (1998, Matières Premières Minérales) provient du craton du Kalahari; 90% du chrome d’Afrique (production passée et ressources ;  99% des platinoïdes d’Afrique (production passée et ressources), soit 85% des réserves mondiales (Matières Premières Minérales, Ed. 2000-01), dont 93% pour la seule période du paléo protérozoïque ; et 60% du tonnage mondial total exploité en or provient des cratons

 

Commentaires et Débat (1ère er 2ème)

 

Des experts se sont succédés au cours de cette session pour expliquer et approfondir des aspects de la conférence de Monsieur Nasser Dine, notamment au niveau de la recherche et la production dans ce domaine stratégique.

 

Il s’est agi de Messieurs  El Hachemy cheikh Sidaty, Mohamed Abdallah Baggah, Emanetoullah Limam, Cisse Traoré, Hamoudy Md El Mokhtar et Thiam Abdoulaye. Les échanges ont tourné autour :

 

– Monsieur Cheikh Hachemy a souligné l’existence d’indices miniers importants, mais des défis importants sont encore là, tels que les infrastructures, la carte géologique, des investisseurs, les capacités techniques et humaines. Par ailleurs, indique l’intervenant le niveau organisationnel, la sécurité, la stabilité politique, sont aussi importants.

 

– Pour sa part Mohamed Abdallahi Baggah a précisé que l’ANARPAM  est en train de focaliser sa recherche sur plusieurs zones, prenant en compte des modèles génétiques comme guide de l’exploration minière. Il a, à ce titre, donné trois exemple, au niveau de : (i) Dorsale Reguibat (focalisée sur les paléo-zones de situres) ; (ii) Chaine des Mauritanides (quelles potentialités en Porphyres de Cu et Cu sédimentaire) ; et (iii) Bassin de Taoudeni

 

– Monsieur Cissé Traoré a présenté des travaux de cartographie réalisés sur les potentialités du Nickel dans la zone de Tasiast Tijirit qui avaient mis en évidence, dira l’orateur, des indices de Nickel dans la zone, à deux niveaux :

  • La Première mission a décidé qu’économiquement les indices n’étaient pas rentables, notamment pour le nickel latéritique (oxydé), dû à la faiblesse de la surface de dispersion géochimique ;
  • D’autres recherches intéressantes ont porté sur le Nickel sulfuré (magmatique) et ont montré l’existence d’importants résultats, à partir de la géochimie du sol dans la zone de Inkebden, malgré sa dispersion en surface non importante.

 

– Monsieur Hamoudy Med Moctar ELhadj, quant à lui, a mis en exergue les indices et minéralisation en Mauritanie ; au niveau de Tasiasit pour le lithium (dans les pegmatites), dans le Tiris pour Aura Energies(Saumures). IL a été question d’évoquer la présence du Cobalt dans la chaine des mauritanides (MCM, Kadiar)

 

– Monsieur Thiam Abdoulaye a précisé que le Pays dispose d’énormes réserves de phosphate dont les gisements de Bofal et Loubeira. D’autres indices porteurs sont connus dans le bassin de Taoudeni et dans les Mauritanides. L’intervenant a insisté sur l’existence de bonnes perspectives pour le phosphate malgré l’hostilité écologiques qui pensent, selon lui, que les engrais phosphatés sont responsables de la pollution. L’intervenant a également indiqué que seuls un développement des ressources humaines et techniques et local le transfert avec des technologies de qualité peut conduire à un niveau de développement acceptable

 

Par ailleurs, Monsieur Mohalmed  Lemine Ould Ahmedou, Conseiller de Premier Ministre et Président de l’ITIE a indiqué que son institution a été créée en septembre 2005 et a établi son Comité National de l’ITIE l’année suivante. Depuis lors, elle travaille activement à adapter la gouvernance de son secteur extractif aux principes et normes de l’ITIE. Le premier rapport ITIE de la Mauritanie a été publié en 2007 et son dixième en 2015 conformément à la norme 2013. Les avancées notables enregistrées par la Mauritanie lui ont conféré un statut de pays au « progrès satisfaisant ». Cette reconnaissance suppose que la Mauritanie a mis en œuvre tous les aspects de chaque exigence ainsi que les objectifs élargis des exigences à la date de sa dernière évaluation. Toutefois, il existe des secteurs pouvant faire l’objet d’améliorations, notamment l’élargissement de la composition du Comité National à davantage d’acteurs de la société civile.

 

Deuxième session :

 

1- La deuxième session a été présidée par SEM Isselmou Ould Mohamed Ancien ministre et expert international. Cette session a traité deux sujets importants :  :  

 

  • l’Ingénieur Ahmed Ould Taleb Mohamed, Conseiller du Ministre du Pétrole, des Minéraux et de l’Énergie qui a fait une présentation intitulée “secteur minier mauritanien une vision analytique du système juridique et fiscal et des moyens de tirer parti de ses atouts économiques”
  • Monsieur Mohamed Al-Nour Mubarek, Directeur de la communication et du travail social à société MCM qui a présenté une communication sur “Les défis face à l’exploitation minière industrielle en Mauritanie “.

 

Le premier orateur Monsieur Ahmed Taleb Mohamed, a fait une présentation du cadre juridique des mines, avec un regard historique sur les étapes d’évolution du droit minier depuis la période précédant l’indépendance jusqu’au droit en vigueur.

Ensuite, il a passé en revue les forces et les faiblesses de la loi actuelle, en mettant l’accent sur le rôle consultatif important entre tous les acteurs du secteur (le secteur, les entreprises privées, les unions de mines, telles que la Chambre des Mines, la société civile, etc.)

Le conférencier a en suite fait un résumé des points qu’il juge importants pour la réactualisation de la loi, pour que la production minière et son rôle dans le développement du Pays soient plus rentables et visibles.

Par ailleurs, le conférencier a conclu  sur  “l’importante de mettre en place un cadre légal, réglementaire mais aussi opérationnel qui prend en charge la diversité des projets miniers, leurs dimensions et leur spécificité dans un cadre global soucieux, à la fois de rester compétitif mais aussi de garantir des retombées socio-économiques optimales dans la durabilité et le respect de l’environnement”.

 

Après cela, le président a donné la parole au deuxième intervenant, Monsieur Mohamed Al-Nour Mubarek qui a indiqué que l’environnement entourant la mine du Gelb Mogrein, en particulier l’infrastructure, présente un défi énorme pour la croissance et la promotion de l’exploitation minière.

Ensuite, l’intervenant a présenté certains des obstacles rencontrés par les sociétés minières, qui sollicité la recherche de solutions. Il a également parlé de l’insuffisance d’investissement national dans le domaine de mines, ce qui réduit les bénéfices que le secteur peut en tirer.

Le Directeur a fait le tour des atouts du secteur minier, notamment : la sécurité et la stabilité, ainsi que l’engagement envers les conventions, la diversité des richesses minérales, ainsi que la présence d’entreprises travaillant dans l’extraction des mines, la situation géographique distinguée, ainsi que les facilités offertes aux investisseurs du secteur.

 

Ensuite, le Président de séance Monsieur Isselmou Ould Mohamed a donné la parole à M. Mohamed Yahya Ould Hammoudi, Directeur Général Adjoint de l’Agence nationale des recherches géologiques, qui a donné un aperçu et une vision historique sur le secteur minier mauritanien et son développement institutionnel (التذبذب), ainsi qu’une analyse des différentes interventions pour améliorer la loi minière, soulignant les améliorations à chacune des étapes des modifications de la loi.

 

Parmi les points sur lesquels l’intervention a porté figure : L’optimisation du cadre général du code des mines ; le développement des infrastructures géologiques ; les 4 piliers considérés importants dans l’attractivité d’un pays à savoir : le cadre légal, la stabilité politique, le potentiel minier et les infrastructures (routières, géologiques, hydrauliques et énergétiques).

 

L’intervenant, enfin, commenté des textes qui sont sous étude, relatifs à la refonte du Code Miner (en cours), dont « la loi sur les mines géologiques de fer » ; la stratégie minière et celle du niveau local. Il a également  cité des facteurs déterminants et meilleurs pratiques au plan du cadre juridique et Réglementaire.

 

L’intervenant a, par ailleurs, présenté l’ANARPAM et ses objectifs, représentant l’opérateur minier de l’Etat, ajoutera l’intervenant.

 

 

 

Débat pour la 1ère et 2ème  session

 

Plusieurs personnalités ont pris la parole pour remercier et féliciter le CMES et son partenaire l’ANARPAM. IL s’agit des Messieurs

  • Monsieur Ahmed Vall Ould Bouzouma 
  • Ahmed Vall (ONG environnement
  • Ex-SNIM
  • Heyine
  • Med Salem Cheikh 
  • Med Lemine, ITIE
  • Med Salem Cheikh L’Honorable Fatimetou Mostapha
  • OumKelthoum , CMES
  • Cheikh Hamouni Soueidatt, étudiant/Doctorat en Géologie
  • Deux étudiants (voir liste)
  • Amanetou Allah :
  • Cheikh Brahim Sow Deina :
  • Dr Med Lemine Abdel Hamid

 

Les participants ont noté que « chaque pays aspire à une croissance économique durable, soutenue et inclusive, et donc au progrès, au développement et à l’amélioration continue des conditions de vie de sa population ». A cet effet, au regard des opportunités liées aux potentialités des substances minérales, le bien-être social collectif doit être au centre des préoccupations, des actions, des mesures et des décisions des pouvoirs publics.

 

D’autres ont assuré la Mauritanie n’est un pays minier et que le chemin à parcourir est long ; malgré cela, les produits ne manquent pas (gaz, hydrogène, or, pétrole, etc.) , mais les moyens de transformations de nos matières premières ne sont pas souvent garantis.

 

 Est-ce que nous avons le marché ?, dira un intervenant; pour cela se pose la nécessite du développement de notre marché intérieur, tout en garantissant la protection de l’environnement.

 

Un autre participant a indiqué que les modalités d’attribution, de renouvellement et de révocation des titres miniers sont suffisamment précises, transparentes, sans ambigüités et cohérentes. Le principe du premier arrivé, premier servi, dans son principe, permet de lutter contre la corruption. Il faudra toutefois, identifier les éléments clés devant composer les dossiers de demande de permis de sorte à exiger les plus solides garanties techniques et financières afin de lutter contre les spéculations et les permis inactifs ;

 

Tout avant-projet de loi de convention minière est soumis à l’avis de la primature avant son adoption au parlement.  Le dossier de demande de permis d’exploitation doit comporter une étude de l’impact environnemental avec le plan de gestion environnementale et sociale, un plan d’action de réinstallation et un plan de réhabilitation.

 

Les intervenants ont dégagé des forces, faiblesses/contraintes, des défis, ont posé des questions et proposé des recommandations.

 

Les forces :

  • La Mauritanie est un Pays à fort potentiel de croissance et recélant des ressources non encore explorées (Minerai, Gaz , Pétrole) ;
  • Le Pays a connu, ces dernières années, le développement de nouvelles ressources grâce à l’exploration et l’exploitation d’autres substances minières telles que l’or, les terres rares, le phosphate, le sel, le gypse, le zinc, l’uranium et les minéraux industriels. Les résultats des forages d’uranium, etc ;
  • La situation sécuritaire et sa stabilité, ainsi le respect des conventions , la diversité et richesse minières ;
  • La situation géographique du pays, ainsi que les facilités offertes aux investisseursو
  • La mis en place, depuis plusieurs années, d’un cadre institutionnel et juridique visant à favoriser la gestion durable et la valorisation des ressources minérales ;
  • La Mauritanie dispose d’une plateforme d’informations géologiques suffisamment moderne couvrant la totalité du territoire ;
  • La modernisation et la mise en œuvre effective de la législation minière est une priorité du gouvernement ;
  • Le Code minier prévoit des zones réservées, destinées à la protection de l’environnement, exclues d’exploitation minière et ne pouvant donner lieu à l’attribution d’un permis de recherche.

Parmi les contraintes, les intervenants ont noté :

  • موريتانيا ضحية لنسب الاستفادة، تحت رحمة تقلبات السوق، ميزانية التجاري كان عجز
  • La faiblesse récurrente des étapes de recherche;
  • Absence/insuffisance de mesures de sauvegardes environnementales et sociales ;
  • La Mauritanie fait face aux sociétés internationales qui ne cherchent que leur bénéfice ;
  • Toutes les aires protégées sont à considérer comme des zones de contrainte réglementaire ; elles sont donc exclues des zones à attribuer pour la prospection et l’exploitation minière.
  • Les procédures d’attribution des permis seraient également lentes en raison du processus décisionnel relevant du Conseil des ministres. C’est le cas en particulier du permis de recherche qui doit être adopté par décret pris en conseil de ministres.
  • l’absence d’une culture minière chez la population ;
  • la non implication des médias de façon responsable ;
  • le recul des initiatives relatives à l’industrialisation ;
  • Le coût de production de l’électricité élevé (coûts des hydrocarbures et taux de perte élevés) ; l’insuffisance des capacités de production et délestages récurrents dans les grandes villes affectant les activités ;
  • Une demande bridée par l’insuffisance de l’offre ;
  • Insuffisance de la mise en œuvre du code minier ;
  • Le Pays est restée à la merci des fluctuations du marché mondial ;
  • Enrichissement illicite des certains agents publicsو

 

Les défis

  • comment optimiser le potentiel minier ?;
  • comment gérer les recettes ?
  • Comment mettre en places de conditions nécessaires à l’implication du secteur privé ;
  • Comment s’investir dans la communication autour de notre marché ?
  • Comment contourner l’anarchie du secteur privé et valoriser son potentiel ?
  • Comment construire un chemin de fer qui couvrira toutes les zones minières et géologiques ;
  • …………….

 

Des questions :

  • Y a-t-il eu une évaluation de la gestion de la participation (patrimoine minier) ?
  • Quel est l’état d’avancement des projet suivant :
    • exploitation du sable noir (Tiguint et Keurmecène ?
    • Exploitation du phosphate de Boufal et Boubeira ?
    • Exploitation du phosphate et Tiris ?
  • Quelles sont les retombées de l’extraction minières sur le PIB ?
  • Comment le potentiel minier est exploité ?
  • Que laissons-nous pour nos jeunes générations ?
  • Quels bénéfices tire l’Etat de la SNIM ?
  • Quels sont les engagements de l’ANARPAM par rapport à la promotion de la recherche géologique et minière ?
  • Existe t-il une stratégie de communication spécifique pour valoriser le potentiel minier et géologique ?

 

Réactions des conférenciers (session une et deux)

 

En réaction aux interventions des participants, des conférenciers ont  plusieurs réponses ont indiqué que la Mauritanie a toutes les opportunités (l’abondance des ressources minières, une législation minière favorisant l’industrialisation, les besoins mondiaux en minerais stratégiques, la présence de plusieurs opérateurs miniers, la possibilité d’augmentation de la capacité de fourniture en énergie électrique, etc.) pour procéder à la transformation locale de ses ressources minérales, pour une valeur ajoutée, et une maximisation des recettes, il lui suffit à ce sujet d’avoir une volonté politique, suivie d’une bonne gouvernance soutenue et un leadership visionnaire.

 

L’un des conférenciers a noté que la réussite du processus de valorisation et de transformation locale des minerais issus de l’exploitation artisanale dépend de la réalisation de certains préalables. En effet, le Gouvernement mauritanien compte ériger les infrastructures de transport pour faciliter l’accessibilité aux sites miniers, renforcer les capacités des exploitants artisanaux, créer un fonds pour l’artisanat minier et installer des fonderies et des raffineries.

 

L’ingénieur Ahmed Taleb Mohamed a insisté sur  l’importance de la recherche, notamment le fait que les mines sont un matériau qui se découvre à côté des mines, il faut donc stimuler la recherche.

 

Concernant les formes de coexistence de la recherche traditionnelle et industrielle, la réponse de l’intervenant a été que les deux secteurs sont importants, mais qu’il faut tracer des frontières entre eux, tout comme  la pêche en profondeur et la pêche en surface ; Il a également indiqué la possibilité de coexistence entre eux, sans problème.

 

Dans ses réponses, le conférencier a parlé de l’importance d’investir dans l’industrie des métaux légers (chrome, produits liés aux engrais phosphatés), puis de préparer la prochaine période, lorsque le gaz sera disponible.

 

Il a, par la suite, mis en avant l’idée d’envisager sérieusement la production de blocs de fer, ou ce qu’on appelle HBI, après que la production ait été déversée dans d’autres produits tels que (Pelettes, DRI).

 

Concernant les propriétés minières, l’intervenant a suggéré de réfléchir à adopter l’idée de partage de la production dans certains cas, après que les autorités administratives aient conclu que l’apport au capital n’était pas envisageable.

 

D’autres réponses ont été apportées, notamment :

  • La nécessité de passer à un stade ou plusieurs stades de transformation. Les minéraux industriels, par exemple doivent être transformés localement, au lieu d’être exportés sous forme brute (ex cas les roches ornementales).
  • Même le fer doit être transformé en partie en acier pour couvrir les besoins locaux (grillages, tôles, clous…). La quantité de ferraille nécessaire pour ces besoins locaux ne sera pas toujours disponibles.
  • La transformation locale des minerais va, non seulement promouvoir l’industrialisation mais aussi produire des impacts négatifs sur l’environnement et sur le changement climatique.
  • Par leur nature, l’exploitation minière et l’industrialisation produisent des impacts sur l’environnement. Il serait très important pour le Pays, en se lançant dans l’industrialisation à travers la transformation locale des minerais,
  • L’industrialisation permettra aussi d’augmenter la productivité et de créer la richesse nationale.

Ils ont enfin convenu de la nécessité  d’une industrialisation responsable qui tient compte de la promotion de l’économie pour la réduction de la pauvreté, de la protection de l’environnement et qui devra contribuer à l’éradication de l’insécurité. Toutes ces recommandations visent la création des richesses pour améliorer les conditions de vie des populations.

3ème Session :

 

La troisième session présidée par Dr Mohamed Lemine ould Abdel El Hamid professeur en économie à l’université de Nouakchott, a connu deux présentations :

 

§ La première par Dr Mohamed Mohamed Vall Maitre de conférences à l’université de Nouakchott, a pour sa par fait la deuxième communication sur la « La recherche géologique en Mauritanie : bilan et perspectives, …Mohamed ould weissat Expert international dans le domaine des minéraux ;

 

§ La deuxième présenté par Monsieur Mohamed Ould Weissat Expert international dans le domaine des minéraux sous le thème « La recherche géologique en Mauritanie: bilan et perspectives »

 

Le premier intervenant, le Dr. Mohamed Mohamed Vall a expliqué à l’audience les bases des méthodes de recherches et les dimensions économiques, sociales, environnementales, politiques et sécuritaires. 

 

Ensuite, le conférencier a présenté un panorama du potentiel géologique et minier en mettant en exergue les principales substances minières dont dispose notre pays et les opportunités d’investissement. 

 

Par ailleurs, l’intervenant a réitéré l’importance de la production du gaz envisagée et son rôle de premier plan pour la transformation du secteur minier en un réel levier économique qu’apportera la transformation de minéraux en métaux. 

 

Aussi, le conférencier a brossé un tableau portant sur les défis et perspectives du secteur minier. 

 

Enfin, il a conclu à l’importance d’un meilleur accompagnement pour réussir le cap de la transformation à l’ère du gaz.

 

La présentation suivante fut dédiée à la recherche géologique, opportunités et perspectives. L’ingénieur Mohamed Woyssat a commencé par donner un aperçu sur la géologie de la Mauritanie avant de faire un panorama sur la recherche ferrifère dans le Tiris. 

 

Il a donné des estimations sur les ressources en fer qui dépassent, selon lui, 15 milliards de tonnes de fer, voire beaucoup plus. 

 

Il a également donné des estimations sur le fer dans l’Inchiri et dans le Zemour à la frontière avec l’Algérie. Ensuite, il a présenté la carte de répartition des indices de l’or sur tout le territoire national. 

 

Aussi, le conférencier a exposé les perspectives pour une multitude de substances minières. Enfin, il a estimé important de penser à la construction d’un chemin de fer reliant Choum à Tanit en passant par  Akjoujt

 

Questions et réponses des conférenciers (participant et L’ingénieur Mohamed Eweissat)

Q1 : Mine souterraine à Fdérik ?

 

Réponse 1 : Mine souterraine à Fdérik,  exploitée dans un cadre de partenariat entre la SNIM et la société chinoise MINMETAL, a réalisé beaucoup d’études jusqu’à la faisabilité de la Mine de TAZADIT1. IL était conclu que le projet est rentable avec des réserves de quelques millions de tonnes ; et au moment de la réalisation du projet les prix des minerais de fer ont chuté et le projet s’est dissous.

 

Q2 : Projet Agarets ?

 

Réponse 2 : Le projet était conclu avec avec Arcelor Mital sur le Guelb du Nord. Les travaux de sondages étaient réalisés par cette société sur les Guelbs.Les résultats de ces études sont en cours.

 

Q3 : SNIM et Taziast ?

 

Réponse 3 : La SNIM a réalisé des travaux de sondages sur les gisements de fer de ………….en 1983et en même temps des échantillonnages et géophysique de  de Aouewa. Une préconisation des …..n’a pas été accordée. Le géologue européen, en charge d’élaborer des prospections pour un programme de recherche d’or en Mauritanie Monsieur …..a été impressionné et a demandé des résultats 10 ans après en 1993.

Résultats : la découverte de l’or de l’un plus grand gisement en Afrique et continue de s’étendre.

 

Q3 : SFARIAT et le rapport entre les BIF ou quartzits ferogènes et l’encaissement ?

 

 

Réponse 3 : Nous pensons qu’il s’agit des AF appartenant aux ceintures de roches vertes en contact anormal sur le socle granito-gneissique environnant.

 

Recommandations

 

A l’issue des travaux en sessions plénières et en ateliers, les participants ont formulé plusieurs recommandations dont les principales sont les suivantes :

 

Sessions recommandations
1ère session : Potentiels géologiques et miniers en Mauritanie
 

 

Potentiels géologiques et miniers en Mauritanie et les zones promotionnelles de l’ANARPAM

o Mener d’autres études et analyses pour faire des analyses multiéléments 
o Créer des structures financières spécialisées dans la production et la transformation du potentiel géologique et minier du Pays ;
o Encourager le privé national à investir dans la recherche géologique et minière
o Intensifier l’investissement dans le capital humain et la recherche scientifique dans le domaine des minéraux
o Mettre l’accent sur la recherche de l’hydrogène naturel 
o Œuvrer pour la valorisation des richesses minières en créant une valeur ajoutée créatrice de richesse nationale et d’emploi de la main d’œuvre.
o Investir dans la recherche, et  assurer un renouvellement des recherches engagées
oAssurer le bien-être des mauritaniens qui vivent aujourd’hui et celui des générations futures.
2ème session : Secteur minier (caractéristiques fiscales et juridiques) ; Les défis face à l’exploitation minière industrielle en Mauritanie
 

Le secteur minier mauritanien une vision analytique du système juridique et fiscal et des moyens de tirer parti de ses atouts économiques.

oAssurer une évaluation minutieuse de tous les contrats miniers avant leur renégociation par une commission mixte dans un processus transparent ;
o Mettre en œuvre une application effective des dispositions du Code minier relatives à la transformation locale des substances minérales ;
o  Mettre en place un cadre légal, réglementaire mais aussi opérationnel qui prend en charge la diversité des projets miniers, leurs dimensions et leur spécificité dans un cadre global soucieux,
 التفكير بجدية في امكانية إنتاج لبنات الحديد   HBI   
في اعتماد فكرة تقاسم الإنتاج في بعض الحالات بعد أن توصلت الجهات الإدارية أن المساهمة في أن رأس المال لم تكن ذات جدوائية تذكر.
 

 

 

 

Les défis face à l’exploitation minière industrielle en Mauritanie

o Veiller à la création des conditions nécessaires pour attirer un investissement privé national dans les recherches scientifiques et technologiques ;
o  Prendre conscience des risques environnementaux et sociaux liés à l’exploitation des richesses minérales
o Encourager les investissements étrangers dans le secteur minier en construisant des partenariats gagnant-gagnant.
o  Assurer un suivi et une mise en œuvre et de façon régulière, du code des mines
o  Définir (Etat) la stratégie à entreprendre et de quels types de transformations voulues
o Assurer la valorisation des énergies renouvelables
إعطاء أولوية للموارد المتجددة
o Intégrer des technologies qui réduisent les impacts environnementaux
3ème Session : Richesse minière en Mauritanie ; et recherche géologique
 

 

Richesse minière en Mauritanie : opportunités et perspectives

o Assurer la réalisation de forage de reconnaissance sur les potentialités éventuelles du Nickel 
o Encourager le secteur privé mauritanien à entrer dans ce secteur, d’autant plus que le pays tend à produire de l’énergie avec la disponibilité de ressources humaines qualifiées
o Renforcer les ressources humaines non seulement au niveau institutionnel (Département des Mines), mais aussi au niveau des institutions et entreprises privées
o gestion de la sécurité et l’environnement 
 

 

La recherche géologique en Mauritanie : bilan et perspectives

o Intensifier des recherches géologiques sur l’ensemble du territoire national et la certification des réserves de toutes les substances minérales stratégiques ;
o Lancer des recherches de l’or latérique dans la même zone 
o Veiller à l’exploitation de l’espace de développement industriel aujourd’hui trop peu exploité
o Promouvoir la recherche des ressources minérales solides et à travers des travaux de recherches géologiques et minières
o  Mobiliser une réelle contribution du secteur privé à la recherche, l’extraction et l’exploitation des mines
o Investir dans la formation, la préparation secteur privé pour le rendre capable à suivre les investisseurs

 

Constats et conclusions

  • Les présentations, exposés et discussions ont mis en évidence et prouver encore davantage, la richesse et la diversité du potentiel minier en Mauritanie ;
  • Un potentiel qui ne cesse de se confirmer et s’élargir, non seulement par l’identification de nouveaux indices couvrant toutes les substances minérales métalliques et non métalliques, métaux précieux et minéraux industriels, mais aussi par l’augmentation des réserves économiquement viables pour une multitude de substances telles que le Fer, l’Or, le phosphate, l’Uranium et le Quartz et qui font déjà l’objet de permis d’exploitation ;
  • Cependant, force est de constater que depuis plus d’une décennie et en dépit des cycles de hausse des prix des substances ciblées par les projets d’exploitation, aucun projet n’a abouti à l’ouverture d’une nouvelle mine.
  • Cette mise en production, sans laquelle la valeur d’un potentiel quelque soit sa richesse et sa diversité, demeure nulle, constitue aujourd’hui le plus grand défi auquel fait face la mise en valeur de ce potentiel ;
  • Certes, l’absence d’infrastructures de transport, la difficulté d’accès à l’énergie (électricité et produits énergétiques) à bas prix ainsi que la difficulté ou même l’impossibilité d’accès à des ressources en eau suffisantes, constituent les contraintes de base qui entravent l’aboutissement des projets d’exploitation à l’échelle industrielle. Mais le schéma organisationnel du cadre institutionnel des EEP (Etablissements et Entreprises Publics) sous tutelle, et les performances de ceux-ci, notamment ceux qui jouent le rôle de l’Etat actionnaire, inhérent à la gestion des droits de participation, en constitue bien une autre.

 

Clôture de l’atelier

 

 

Annexe 1 : agenda de l’atelier

 

 

 

 

Annexe 2 : Liste des participants

 

Nom et Prénom Poste E-mails
1 Nasserdine Mohamed yeslem Directeur général ressources ANARPAM Nasserdine@anarpam .mr
2 Mohamed yahya zerough DGA/ANARPAM yzerough@anarpam.mr
3 Emanetullah Imam Ct/ANAPARM emanetullah@yahoo.fr
4 Hamoudy Mohamed Mokhtar Hadj Conseiller Coopération /ANARPAM Hamoudysalka@yahoo.fr
5 Mohamed Lemine Tarbiya Professeur d’université Mlemine.tarbiye@gmail.com
6 Mohamed Mohamed Vall Professeur d’université Medmedvall87@gmail.com
7 Ahmed N’deilla DAF/ANARPAM
8 Thiam Abdoulaye Chargé de mission ANARPAM Abdmoussa2@gmail.com
9 Cissé Sadio Traoré DGPM/ANARPAM Mrcissé.traore@gmail.com
10 Toutou Salem toutoumintsalem@yahoo.fr
11 Cheikh Hamouni Soueidatt Etudiant/Doctorat Géologie Ouledhm1@gmail.com
12 Ismail Ahmed Aicha Dép. Promotion/commercial ANARPAM ISMAILCHEIKH366@YAHOO.FR
13 Ely Cheikh Daha Responsable Juridique/ANARPAM elycheikhdr@yahoo.fr
14 Mohamed Senior /ANARPAM mallogga@gmail.com
15 Cheikh Sidaty Moulay Abdallah Géologue/ANARPAM Cheikhsidaty2008@gmail.com
16 Benna Daha Géologue/ANARPAM BennaDaha@gmail.com
17 Sidina Atigh RMAS atighsidina@yahoo.fr
18 Yarbana kharchi Chercheur Yarbana@yahoo.com
19 Mohamed Yarabana El Mami Ingénieur Yarbana.elmamy@gmail.com
20 Mohamed salem Deyine ingénieur msdeyine@gmail.com
21 Mohamed Salem heyine ingénieur msheyine@gmail.com
22 Mohamed salem cheikh ingénieur Mdsalem28@yahoo.fr
23 Mokhtar Salem Mounah Senior Consultant msmounah@gmail.com
24 Meme Economiste
25 Oumar abedla ba Géologue ANARPAM baroubab@gmail.com
26 Ahmed Talebe Mohamed Géologue
27 Cheikhna Emine Chef service Sigm ANARPAM Cheikhnamine2@Gmail.com
C Mhady sidi Aly geophysicien
29 Aycha ahmed dede AIDPFE PRESIDENTE ongellisane@gmail.com
30 Aziza sidi boune gawad DG.SBGAZ Azziza.sidibouna@gmail.com
31 Mohamed nour m’beirick MCM Chargé de Commication Mohamednoor.m’beirick@gmail.com
32 Cheikh Ibrahim haybala CT. DG .SMH Ab.haibella@smhpn.mr
33 Ibrahim khelil Salk DPPG/DGH/MPME KHALILE 1984@gmail.com
34 Aberrahman Ibrahim ARISE. Chef service Abderrahmane.brahim@hotmail.fr
35 Laleme Ahmed yacoub Ancien Cadre de la SNIM Yalalem@yahoo.fr
36 Ahmed EL Hassen Ancien Cadre SNIM (Mines) Ahmedhbb769@gmailcom
37 Isselmou mahmoud conseiller iomohamede@yahoo.fr
38 Sidahmed mohamed alhassen député sidahmedmhd@gmail.com
39 Hassen benahil lemami رئيس مصلحة السجل المعدني Ouldbenahi65@yahoo.fr
40 Zeinebou tar C.Cellule Audit et contrôle ANARPAM Zeinebou212@gmail.com
41 Sidamed Lahahe رئيس المنتدى الجهوي تيرس LAHAHGMM@GMAIL.COM
42 Mohamed Lemine Ahmedou Président ITIE/MR mlacmitie@gmail.com
43 Ahmed Boumouzouna Secret civile DNGAFE Boumouzouna@gmail.com
44 Oumar Diagana Ancien Directeur des Mines Oumarc.diagana@gmail.com
45 EL khalil Mohamed Chef Service ANARPAM
46 Mohamed saleck hadrami Journaliste /sahel Tv Medtou2013@gmail.com
47 Fatimetou mohamed El Moustapha Députée à l’Assemblée Nationale fatimetouedgeddou@gmail.com
48 Mounina Abdallah Consultante Mounina11@gmail.com
Mourad laghbari Gold Mining company muradlaghbari74@yahoo.fr

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